2020, l’année où l’on a retenu notre souffle

2020, première année d’une décennie prometteuse. Celle où l’on aurait des enfants, se marierait sûrement, avait-on fait le constat pour ceux de la génération Y qui est la mienne (du moins pour les personnes nées dans sa 2ème moitié).

Beau début d’année, beau feu d’artifice. Déjà un voyage à Londres, un autre à Bruxelles, pour revoir les copains. La concrétisation d’un événement avec mon travail début février, quelques plans pour le printemps… puis soudain, STOP !

À la vitesse d’une poudre répandue d’Est en Ouest, les terriens ont dû arrêter de respirer. Une réalité encore dure à accepter car l’ennemi n°1 est invisible mais il laisse des traces bien réelles. Ses conséquences, directes ou indirectes sont désastreuses et n’épargnent (presque) personne. Cette année 2020, qui sonnait si bien, a été difficile pour chacun à différents niveaux. Tant sur le plan psychologique, professionnel et affectif, pour ma part. Pas le droit de se plaindre, j’ai pensé. Mais même s’il y a pire que nous, on peut aller moins bien certains jours.

Être expat’, c’est une vie géniale qu’on a choisie. Et pour cela, on se sent privilégié. Mais ne pas savoir quand on reverra sa famille, être inquiet pour leur santé, être confiné dans un pays qu’on appelle « home » mais dans lequel on n’a que peu de droits si les frontières se referment, ne plus pouvoir compter sur la suprématie de l’espace Schengen, ne pas savoir si on rentre dans la case du citoyen de notre pays natal ou dans celle de notre pays d’accueil, se demander si on a bien choisi son secteur pro, tout ça peut faire tourner la tête. Alors comme tout le monde, au début j’ai suivi les actualités de près. Puis de moins près, après avoir perdu la logique des politiciens face à la situation. Se savoir loin des siens tout en se sentant libre d’aller les voir quand bon nous semble est une chose; être limité de voyager par les autorités en est une autre. C’est pourquoi ne pas avoir de date à laquelle se raccrocher quant à la réouverture des frontières, avancer dans le vide a été pesant à un moment.

Ça a été la course à une « new normality », faire que les choses soient normales à tout prix. Qu’est-ce qu’on s’est langui que le monde redevienne comme avant, comme celui que l’on critiquait tant !

On n’oubliera pas 2020, ces douze mois laisseront des traces. Selon moi, cette année aura été celle où on a tous bloqué notre respiration, ne sachant pas quand on la reprendra pour de bon. On aura au moins questionné le monde – essayons de voir les choses d’un bon œil. La Terre, elle, a respiré mais le temps de quoi, quatre petits mois ?

Porter le masque, ne plus s’embrasser spontanément, vouloir respirer un air aseptisé, s’entendre dire qu’une bulle d’un mètre autour de nous est l’exemple. Je comprends bien sûr et m’efforce de respecter ces gestes, même si idéologiquement ils nous renferment sur nous-mêmes, dans nos maisons, dans nos nations.

Ce fut une année suspendue, en quelque sorte. Les projets de beaucoup se sont vus stoppés, rendant impossible de se projeter. Pour ma part, j’ai quand même voyagé et pu voir mes proches au bout de quelques temps. Alors, en attendant le prochain confinement… efforçons-nous d’être philosophes et critiques, ne nous laissons pas embrumer le cerveau par les discours télévisés souvent simplifiés et restons responsables.

Je souhaite que 2021 soit aussi lumineuse que 2020 a été obscure.
Et je souhaite que la liberté recouvre ses droits. À mes souhaits, atchoum !

:mrgreen: À lire aussi : Peut-on quitter un CDI en 2017 ?

Article 33.4

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