Paris-Montréal, aller simple.

J’ai pris un vol Paris-Montréal il y a 1 mois. Un vol aller. Dans l’avion avec moi, beaucoup d’étudiants français (beaucoup-beaucoup). Je ne vis pas dans le quartier français de Montréal, je ne me suis pas non plus installée dans la ville escarpée de Québec. Mais je suis à Granby (prononcez « Grembé »). Au Festival international de la chanson de Granby, pour être plus précise. J’ y travaille 5 mois – jusqu’à la fin de l’été – et voici mes premières impressions :

Le 2 avril 2015, après deux mois à traîner sur le site PVTistes.net et celui de l’Ambassade du Canada, j’ai enfin reçu ce qu’on appelle la fameuse et tant attendue (roulement de tambours) « Lettre d’introduction » ! En gros, ça veut dire que tu peux réserver ton billet d’avion, faire ta valise et sourire 😀 T’es accepté, t’as mis le temps mais ton Visa Travail, tu vas pouvoir le récupérer à l’aéroport. Dans mon cas, le programme s’appelle Expérience internationale Canada et tout se passe en ligne pour la 2ème année (bonjour beugs, etc). C’est une galère et l’Ambassade aime jouer avec tes nerfs et ta patience, mais c’est bien utile (c’est aussi la seule solution, il faut dire).
Donc comme je disais…

Article #9

…je suis arrivée. Ma première surprise a été le super accueil que mon nouvel entourage m’avait réservé. Parce que c’est une « petite » ville, parce que je suis française, parce que j’ai dû tomber sur les bonnes personnes. Mais aussi parce qu’on pourra dire ce qu’on veut, les québécois sont fidèles à leur réputation. Les français sont leurs cousins et ils les accueillent comme il se doit 🙂

Tous les jours je découvre une nouvelle différence culturelle. À 5 600 km de chez moi ça parle français, certes, mais il n’empêche. Regarder le monde depuis la France ou regarder le monde depuis ici, il n’a pas le même look. C’est comme dans un théâtre : l’angle de vue est différent selon que l’on se trouve au premier rang, côté cour ou côté jardin, sur scène ou dans la salle. Les placeuses à l’accueil et le manège en coulisses font aussi partie de la soirée, mais leur vision est différente. Bref, vous voyez la métaphore. Je pensais arriver au Canada, (Québec) – j’ai atterri au Québec (Estrie). Vous saisissez la nuance ? La première différence avec nous autres est la taille des appartements et celle des matelas (à moi le lit kingsiiize) ! Le climat aussi peut surprendre : le 23 avril il a neigé… le 4 mai il a fait 28°C #toutvabien. Et j’ai vu plus d’écureuils courir les rues en 2 semaines que dans toute ma vie !

Petites précisions outre-Atlantique :
Ici on ne dit pas « la France », on parle de l’Europe. On ne va pas à un match de foot le dimanche aprem, on va voir la game de hochey en afterwork. Il n’y a pas de gens sans voiture ni vélo et pas de jeunes sans skateboard. La crise est là mais pas aussi marquée qu’en Europe : la preuve en est les publicités de style parfois TRÈS promotionnel. Le sens de l’humour dans les pubs n’est pas le même (il y en a deux-trois que j’adore !). Pas de ville sans golf. Pas de volets et parfois pas de porte fermée à clé (quand on s’en va seulement « prendre une marche »). Pas de midi sans carillon de l’église, rue Principale. Pas de problème à parler à la fois français & anglais. Pas d’accent français en parlant anglais ! Et presque pas de vouvoiement.

La pire chose que l’on puisse dire à un québécois c’est qu’il a l’air snob. Une montréalaise m’a dit cette petite phrase qui en dit long…

Article #9Ce petit bilan ne serait pas complet sans vous dire ce qui, selon moi, reste difficile :

  • Faire comprendre à mes proches que je vis peut-être au Canada, je suis en stage et non pas en train de visiter le pays en bagpack !
  • Les six heures de décalage horaire. Non pas le jetlag de l’avion (qui dure 2 jours et après c’est fini) mais plutôt le fait de ne pas parler en simultané avec ses amis. Quand je rentre du boulot, je leur dis « Bonne nuit ». Et s’ils font les couche-tard je les grille direct 😉
  • Dernier stage, dernière année d’études, pas de rentrée scolaire… concrètement après on fait quoi ?! C’est excitant et flippant en même temps. Déstabilisant.
  • Et enfin ne pas pouvoir acheter de fromage sans se ruiner !!

Vous étiez prévenus, la Valise de Lili vous fait voyager, ostie d’crisse de tabarnak !

Je vous laisse en chanson : « Je reviendrai à Montréal car j’ai eu ‘bin du fun », a dit un jour un grand artiste.

:mrgreen: À lire aussi : I amsterdam

Advertisements

2 réflexions sur “Paris-Montréal, aller simple.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s